Booooon, il me semble que le cinéma est à l'honneur sur Radiopotin, et chance (ou pas) c'est ma grande passion (la deuxième en fait).
Brandon est lessivé ce soir. En effet, il vient en deux jours de cumuler un nombre incalculable d'images fortes, glauques, noueuses de gorge et j'en passe. Deux films aussi joyeux qu'une quinzaine d'épisodes de Princesse Sarah ou de Rémy sans famille, deux séries mangas qui grace à ABProductions ont pu ruiner nos enfances. Merci le Club Dorothée. Malgré ça, j'avais gardé une once d'innocence. Elle s'est envolée.(Enfin presque, parce que je reste quand même bisounours, faut pas déconner). Alors allons-y:
-OLD BOY:
Prenez un réalisateur coréen à qui on a du passer Funny Games en boucle quand il était bébé, une réalisation magistrale, et le sujet le plus malsain qui soit, secouez, et vous obtenez Old Boy. Le plot? Un Monsieur-tout-le-monde se fait enlever et emprisonner pendant 15 ans sans savoir pourquoi. Enfin on le libère. A lui de découvrir pourquoi on lui a fait ça? La réponse impliquera dans le désorde: arrachage de dents à coup de marteau, suicide assistée, découpage de langue à coup de ciseaux... Et j'en passe.
Dans Old Boy, vous découvrirez qu'on peut avoir envie de vomir à des degrés très divers. Tout en ayant ri deux minutes avant. Vous découvrirez aussi qu'on peut tuer des gens avec des morceaux de CD ou des bouts de brosse à dents (s'adresser à Mr Baston pour un avis d'expertise et un devis gratuit).
Bref, scenario magistral, réalisation parfaite, BO magnifique, et effet robot-mixeur sur les entrailles et tout le bazar. Point.
Mais ça aurait été trop beau. Il a fallu que ce soir, j'aille voir avec une amie la dernière palme d'or...
-4 MOIS 3 SEMAINES ET 2 JOURS:
Autre registre, autre déprime. Là on plonge dans l'hyper réalisme. Ce n'est plus la mise en scène et la surrenchère d'Old boy. C'est le sobre, le sombre, le gris, et le drame comme si vous y étiez. Et le drame touche à un problème grave. D'envergure même. L'avortement. Et pas à Ibiza. L'avortement clandestin dans la Roumanie de 1987.
Ca y est, vous voyez le truc? Un film pour lequel on ne mange pas de pop corn. Un film qui tient aux tripes, qui vous montre tout, et qui n'est absolument pas complaisant.
C'est fantastique, simple et très efficace. Une palme méritée.
Bref, désolé si je gâche votre soirée/journée par la lecture de cet article, mais il fallait que j'en parle. Bon, il me reste plusieurs options: soit j'écoute du Chopin, soit je relis Madame Bovary, soit... Ah ben voilà, je sais: un bon dvd des Télétubbies...
Brandon over.
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mardi 28 août 2007
mardi 10 juillet 2007
Persepolis
La rubrique ciné est de retour !
Hier soir, accompagné par les membres de la team GEF (Geeks En Folie), à savoir Laurent et Mathias, je suis allé voir Persepolis, le film d'animation basé sur la BD de Marjane Satrapi.
Je vous incite d'ailleurs fortement à acheter ce petit bijou, l'édition monovolume (regroupe les 4 volumes) étant disponible pour 30€ dans toutes les bonnes fromageries.
La soirée à bien commencé puisque arrivé dans la salle, les seuls prolétaires empiétant sur notre territoire étaient au nombre de 4. J'ai donc pu leur pourrir les pubs zet bandes annonces en jouant à Ouendan à fond sur la DS de Mathias (bientot un article sur cette magnifique console) . Et après... après c'est la grosse claque.
Reprenons depuis le début : Marjane est une petite fille vivant en Iran, qui va voir et vivre la montée de l'islamisme, la révolution culturelle, la première guerre avec l'Irak, l'exil et le retour au pays. On suivra sa vie et son histoire depuis la petite enfance jusqu'à ses ~25 ans.
Techniquement, c'est assez inhabituel : la ligne claire, le noir et blanc, les décors étranges et les personnages au dessin simple mais incroyablement expressif. Arriver à faire passer autant d'émotions avec des aplats de noir sur blanc tient du miracle. Les images que vous pourrez voir ne rendent pas justice au bouzin en mouvement. Comment dire... voilà c'est beau. Tout simplement.
Pour le reste, c'est un film... intelligent.
Voilà, je crois pas que je puisse faire de plus beau compliment à un film. Pendant 1h30 on à enchainé les fous rires et les larmes, on à réflechi, on s'est rendu compte, on a apprécié la "morale" simple, évidente et tellement piquante de la grand mère de Marjane (best grandma ever). On a fini par sortir, parce qu'il le fallait bien, et une fois dehors y'avait comme une ambience post-coïtum. Vous savez, quand tout le monde ferme sa gueule, entre béatitude et
vide mental, en fumant sa clope.
C'est un film qui me redonne un peu d'espoir. Tant que des gens feront des films comme ça et qu'on ira les voir, tout ne sera pas perdu...
Persepolis est sponsorisé par BackStabb&Co. parce qu'on veut bien être des brutes méchantes, mais surement pas bêtes.
Edit : En me relisant, je m'apercois que je me suis pas mouché du coude sur les superlatifs... Mais bon Mr.Baston est un coeur tendre au fond (toooout au fond). J'assume la baisse du nombre de contrats pour la BackStabb qui suivra cet article :D
Hier soir, accompagné par les membres de la team GEF (Geeks En Folie), à savoir Laurent et Mathias, je suis allé voir Persepolis, le film d'animation basé sur la BD de Marjane Satrapi.
Je vous incite d'ailleurs fortement à acheter ce petit bijou, l'édition monovolume (regroupe les 4 volumes) étant disponible pour 30€ dans toutes les bonnes fromageries.
La soirée à bien commencé puisque arrivé dans la salle, les seuls prolétaires empiétant sur notre territoire étaient au nombre de 4. J'ai donc pu leur pourrir les pubs zet bandes annonces en jouant à Ouendan à fond sur la DS de Mathias (bientot un article sur cette magnifique console) . Et après... après c'est la grosse claque.
Reprenons depuis le début : Marjane est une petite fille vivant en Iran, qui va voir et vivre la montée de l'islamisme, la révolution culturelle, la première guerre avec l'Irak, l'exil et le retour au pays. On suivra sa vie et son histoire depuis la petite enfance jusqu'à ses ~25 ans.
Techniquement, c'est assez inhabituel : la ligne claire, le noir et blanc, les décors étranges et les personnages au dessin simple mais incroyablement expressif. Arriver à faire passer autant d'émotions avec des aplats de noir sur blanc tient du miracle. Les images que vous pourrez voir ne rendent pas justice au bouzin en mouvement. Comment dire... voilà c'est beau. Tout simplement.
Pour le reste, c'est un film... intelligent.
Voilà, je crois pas que je puisse faire de plus beau compliment à un film. Pendant 1h30 on à enchainé les fous rires et les larmes, on à réflechi, on s'est rendu compte, on a apprécié la "morale" simple, évidente et tellement piquante de la grand mère de Marjane (best grandma ever). On a fini par sortir, parce qu'il le fallait bien, et une fois dehors y'avait comme une ambience post-coïtum. Vous savez, quand tout le monde ferme sa gueule, entre béatitude et
vide mental, en fumant sa clope.
C'est un film qui me redonne un peu d'espoir. Tant que des gens feront des films comme ça et qu'on ira les voir, tout ne sera pas perdu...
Persepolis est sponsorisé par BackStabb&Co. parce qu'on veut bien être des brutes méchantes, mais surement pas bêtes.
Edit : En me relisant, je m'apercois que je me suis pas mouché du coude sur les superlatifs... Mais bon Mr.Baston est un coeur tendre au fond (toooout au fond). J'assume la baisse du nombre de contrats pour la BackStabb qui suivra cet article :D
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