mardi 28 août 2007

Une corde, vite...

Booooon, il me semble que le cinéma est à l'honneur sur Radiopotin, et chance (ou pas) c'est ma grande passion (la deuxième en fait).
Brandon est lessivé ce soir. En effet, il vient en deux jours de cumuler un nombre incalculable d'images fortes, glauques, noueuses de gorge et j'en passe. Deux films aussi joyeux qu'une quinzaine d'épisodes de Princesse Sarah ou de Rémy sans famille, deux séries mangas qui grace à ABProductions ont pu ruiner nos enfances. Merci le Club Dorothée. Malgré ça, j'avais gardé une once d'innocence. Elle s'est envolée.(Enfin presque, parce que je reste quand même bisounours, faut pas déconner). Alors allons-y:

-OLD BOY:

Prenez un réalisateur coréen à qui on a du passer Funny Games en boucle quand il était bébé, une réalisation magistrale, et le sujet le plus malsain qui soit, secouez, et vous obtenez Old Boy. Le plot? Un Monsieur-tout-le-monde se fait enlever et emprisonner pendant 15 ans sans savoir pourquoi. Enfin on le libère. A lui de découvrir pourquoi on lui a fait ça? La réponse impliquera dans le désorde: arrachage de dents à coup de marteau, suicide assistée, découpage de langue à coup de ciseaux... Et j'en passe.
Dans Old Boy, vous découvrirez qu'on peut avoir envie de vomir à des degrés très divers. Tout en ayant ri deux minutes avant. Vous découvrirez aussi qu'on peut tuer des gens avec des morceaux de CD ou des bouts de brosse à dents (s'adresser à Mr Baston pour un avis d'expertise et un devis gratuit).
Bref, scenario magistral, réalisation parfaite, BO magnifique, et effet robot-mixeur sur les entrailles et tout le bazar. Point.

Mais ça aurait été trop beau. Il a fallu que ce soir, j'aille voir avec une amie la dernière palme d'or...

-4 MOIS 3 SEMAINES ET 2 JOURS:

Autre registre, autre déprime. Là on plonge dans l'hyper réalisme. Ce n'est plus la mise en scène et la surrenchère d'Old boy. C'est le sobre, le sombre, le gris, et le drame comme si vous y étiez. Et le drame touche à un problème grave. D'envergure même. L'avortement. Et pas à Ibiza. L'avortement clandestin dans la Roumanie de 1987.
Ca y est, vous voyez le truc? Un film pour lequel on ne mange pas de pop corn. Un film qui tient aux tripes, qui vous montre tout, et qui n'est absolument pas complaisant.
C'est fantastique, simple et très efficace. Une palme méritée.

Bref, désolé si je gâche votre soirée/journée par la lecture de cet article, mais il fallait que j'en parle. Bon, il me reste plusieurs options: soit j'écoute du Chopin, soit je relis Madame Bovary, soit... Ah ben voilà, je sais: un bon dvd des Télétubbies...

Brandon over.

2 commentaires:

Cely a dit…

Hé bé, t'as rien de plus rigolo à nous raconter ? Qu'on aille se pendre en se marrant un petit coup?

Mr.Baston a dit…

C'est vrai que Old Boy me tente depuis un moment, histoire de voir comment travaillent les possibles concurrents asiatiques (mondialisation, toussa...). Sinon, j'attendrais pour voir l'autre, j'ai pas le temps, et je pense pas que le passage au petit écran nuise trop à ce film.