Comment vous résumez mon état d'esprit actuel. Une envie de se pendre est encore trop éloignée de la vérité. Je vient de passer une nuit horrible, et avec tout ça je ne vais pas réussir à m'endormir (NB: il est 6h15)
Je m'en vais vous narrer cette soirée épique. Vous aurez le droit de me regarder d'un air compatissant en me tapotant le dos ensuite ou bien de vous esclaffer comme une huitre chatouilleuse, peu me chaut.
Pourtant tout s'annonçait sous les meilleurs auspices, une soirée fort sympathique au queen avec des amis point barre.
Bon il faut dire dès le début ç'a mal commencé, mais rien de très grave ou qui donne lieu de s'alarmer; juste cette conne de gps qui me paume dans la défense en allant chercher un des participant à puteaux. Habituel.
Je me gare dans mon coin habituel ou je trouve toujours des places. Et puis, on se dit qu'on est encore un peu loin, donc je m'avance un peu en voiture (on gagne royalement 300 mètres, mais on est feignant jusqu'au bout ou on ne l'est pas du tout).
File d'attente. Horreur. J'aperçois un ex que je ne voulais surtout pas croiser, car j'essaie de l'oublier. Ouf on ne s'est pas vu.
L'overkitsch avait bien commencé. Musique géniale, voire mieux que d'habitude au début. Seul ennui, le monde. Pire qu'une boite de sardine surchargée. Mais bon, ça, on s'y attendait, un dimanche suivi d'un lundi férier, ç'allait forcément être la cohue.
2h, la plupart du groupe avec qui j'étais décide de rentrer, trop de monde. Je me retrouve avec la personne que j'avais accompagné. Accessoirement, il s'agit de la personne dont je vous avais parlé dans un précédent billet. monsieur je-fais-comme-si-de rien-n-étais-la-semaine-d'après. Bref, moi j'avais un peu tourné la page, c'était devenu un ami. Lui visiblement non. La foule aidant, nous dansons collé serré. L'ambiance aidant, je décide bêtement de l'embrasser, avec dans l'idée de passer une bonne nuit rien de plus.
3h, re vision d'horreur, l'ex, il est là bas. Je ne vois plus que lui ... il ne m'a pas vu, c'est sûrement mieux ainsi. Mais j'ai du mal à décrocher mon regard. Faut vraiment que j'oublie ce type je vois pas ce que je lui trouve. Bref, la musique virant à la techno répétitive à souhait, je décide de lever le camp.
La on ne m'avait pas préparé psychologiquement à la file d'attente au vestaire, environ 3/4 d'heure. Fatigue. Enervement. Je regarde toujours l'ex tandis que l'autre continu à me serrer la taille. Je n'en ai plus du tout envie. Je veux rentrer, et me coucher.
4h10. Enfin dehors. Froid. On se dirige rapidement vers la voiture. Voiture? Ben, ou qu'elle est ? A pu de voiture? C'était bien cette rue ? Ben oui pourtant. C'était bien là, il y avait une rangée d'une dizaine de voiture, et maintenant plus rien. Angoisse. Panique. A tiens, un panneau stationnement interdit je l'avais pas vu celui là. D'ailleurs, je n'étais visiblement pas le seul à ne pas l'avoir vu. Heu, comment qu'on fait maintenant, on s'assoit et on pleure? Retournons vers le club, il y aura sûrement du monde pour nous renseigner. Ah une voiture de police qui s'egouffre dans une rue. Courir. "Bonsoir madame l'agent, la fourière la plus proche siouplé ? "
Hum, c'est loin. TAXI !
4h40 : La fourrière, autrement dénommé, le jackpot pour les caisses publiques. En moyenne 400 voitures enlevées par jour, 136€ le premier jour pour retirer sa caisse de là, faites le calcul. En plus le service est lent, un comble. A tiens, en cadeau bonus on a le droit à un pv à payer dans les 45 jours, une broutille en comparaison. 35 €, remarquez j'ai de la chance, ceux d'avant moi leur pv était à 45€.
5h15, ayé enfin dans la voiture. Bon je ramène le coco, tout en tirant une tronche de dis pieds de long, et en ayant abusivement utilisé le mot putain depuis la découverte de la disparition de la voiture. Cette salope de gps trouve amusant de me perdre un peu à nouveau (elle se fait insulter copieusement au passage). Bon ben salut, à la prochaine. Oui c'est ça on s'expliquera par mail ça vaut mieux ce soir c'est pas le moment. Non je ne monte pas prendre un verre je vais me coucher et fulminer dans mon coin ça vaut mieux.
6h, enfin chez moi. Bilan des courses, la soirée à 210 € on ne m'y reprendra plus. En plus non seulement je n'ai pas eu mon histoire d'un soir comme j'étais parti pour, et me voilà avec quelqu'un sur les bras que je ne voulais pas vraiment et à qui va falloir que j'explique que non, j'avais pas bien réfléchi dans ma petite tête de moineau, mais ça serait mieux qu'on reste amis, la phrase qui tue, enfin pour une fois ce sera à moi de la dire ça change.
Bon le concours de la pire soirée 2008 est lancé et j'ai pris une sacrée longueur d'avance les amis.
Voilà c'était mon instant nombriliste sur mes malheurs. Pas forcément passionant, mais toujours très divertissant. Et comme de toute façon je ne peux appeler personne à cette heure ci pour vider mon sac et qu'il fallait que tout ça sorte pour que je puisse dormir, je vous en fait part généreusement.
Sur ce il est bientôt 7h je vais me coucher et tenter de dormir.
A vous les studios !
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lundi 24 mars 2008
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