samedi 17 novembre 2007

La semaine de la poisse

Bon, il faut que je vous raconte ça, parce que là je crois que j'ai été victime d'un rituel vaudou et il faut faire quelque chose. Vous allez voir c'est marrant (enfin je préfère en rire qu'en pleurer, parce que sinon il y a de quoi se pendre.)
A près mon opération de l'estomac la semaine dernière, j'étais déjà pas très en forme, et il se trouve que cette semaine en cours nous avions 5 projets à rendre. C'est beaucoup. C'est même énorme. Je ne sais pas comment s'organisent nos profs, mais ça tombe toujours tout en même temps. Ca déjà c'était la poisse, mais le meilleur est à venir.

Poisse du Lundi :
Après moultes réglages de dernière minute, j'amène ma clef USB chez l'imprimeur, avec dessus une affiche à rendre le lendemain. Je l'ai finie, j'ai tout le temps d'imprimer, je suis contente de moi. Le monsieur met la clef dans l'ordi, et là c'est le drame, m'annonce "dites voir, vous savez que vous avez un virus sur votre clef?" "Hein quoi que donc?" Il essaie de l'enlever avec son antivirus à lui, cacahuète, la bête dispose d'un autorépliquant et ne se laisse pas virer si facilement. "Désolé mais je veux pas prendre le risque de polluer tout le réseau de l'imprimerie, essayez de l'enlever chez vous."
Ivre de rage, je cours chez moi, teste ma clé, mon ordi. Bilan, tout est vérolé. Je mets plus de 3h à me débarrasser de cette saloperie. Je retourne en courant chez l'imprimeur. Pas de bol, il a fermé depuis un quart d'heure...


Poise du Mardi :
Suite aux péripéties de lundi, je n'ai plus qu'une option pour pouvoir rendre mon affiche à 8h comme demandé : courir au seul centre de photocopies ouvert le matin à 7h30. Je sors de chez moi et là que vois-je ? Mon bus qui passe au loin... (Classique me direz-vous). Mais plus vicieux encore : je fais 50m, dépasse l'arrêt de bus en ruminant dans ma barbe, et là, que vois-je ? Re le même bus qui passe sans s'arrêter (normalement il y en a un par heure). Donc là furax, je trépigne. Tant pis, je cavale jusqu'au centre de copies, arrive hors d'haleine, fait imprimer mon machin. Je le colle même sur un beau carton, parce que ça fait plus propre d'après les profs qui vous virent 2 points si ce n'est pas fait. Cool, me dis-je, j'ai juste le temps d'aller à l'école et paf ! (non ça fait pas des chocapics) je rends cette saleté d'affiche.
Mais mais mais... Je marchais paisiblement dans la rue, presque arrivée à l'école, quand, ô stupeur, un bonhomme qui venait de se garer ouvre violemment sa portière et me heurte le bras. De stupeur je lâche le sac contenant l'affiche collée sur son beau carton. Le bonhomme "Ho pardon mademoiselle" rabat sa portière vers lui... et là j'ai pas bien compris mais... le sac se coince entre la portière et le bas de caisse, un bruit sinistre retentit... Et là c'est le drame : carton cassé net en deux, affiche explosée.
J'étais à deux doigts de m'asseoir par terre et de me mettre à pleurer. Au lieu de ça j'ai du courir à l'imprimerie une deuxième fois, recourir à l'école, voler un morceau de carton dans la poubelle et recoller tout ça en quatrième vitesse. Le prof me sermonne "Dis donc t'as vu l'heure?" à quoi je réponds "Si je vous dis ce qui m'est arrivé, vous allez jamais me croire." Je lui raconte, professeur écroulé de rire, classe hilare, on invente pas un truc pareil.

Poisse n°3 mercredi :
Déjà j'ai commencé par aller chez le médecin parce que j'étais un peu patraque, il m'annonce avec un air réjoui "Hé ben, vous avez une crève d'enfer, une belle angine et une surinfection de la zone ORL, rentrez chez vous et dormez 24h ça ira mieux". Hahaha grand comique, comme si j'avais le temps...
Mais là n'est pas le meilleur. Je passe la journée à me traîner évidemment de salle de cours en salle de cours en comatant. Le soir, je décide de rester bosser à l'école : les laboratoires sont ouverts jusqu'à 22h et il y a des profs pour vous conseiller un peu. Je m'installe donc à 18h devant un des ordis de l'école, je bosse, je demande conseil à sexy François (tout jeune prof devant qui je suis ravie de me promener le nez rouge et enfouie dans 4 pulls). Ca avance, je bosse 2h30 quand soudain l'ordi met un temps bizarre à réagir... Et là c'est le drame ! Le programme a planté, et tant qu'à faire, le fichier est corrompu, donc impossible à rouvrir ! Yiha ! Je rentre donc chez moi, à deux doigts de me pendre, pour essayer de travailler malgré mon état.

Poisse du Jeudi :
Là encore ça a commencé très tôt le matin... Un truc à rendre à 8h, un autre l'après-midi, mais je me suis organisée, ça devrait aller. J'arrive le matin, je m'assois devant l'ordi, j'ouvre ma trousse pour prendre la clef USB et balancer au prof le fichier à rendre. Et là c'est le drame, je me rends compte que ma clef n'est pas là. Après avoir vidé tout mon sac l'évidence devient irréfutable : je l'ai laissée chez moi. J'ai dessus le projet à rendre tout de suite, et les fichiers à imprimer pour l'après-midi même. Folle de rage, je demande au prof la permission de courir chez moi et je reviens à la pause une heure après. Mi-apitoyé mi-amusé, il m'y autorise. Et hop, une demi-heure à pied dans un sens pour trouver la clef sagement branchée sur mon ordinateur, et hop une demi-heure à pied dans l'autre, et en plus il faisait -5°.
A ce moment, je me dis : ok, c'est bon, là j'en ai marre, mais restons zen, ça peut pas être pire... Erreur. Pour gagner du temps et parce que je suis morte de fatigue, je décide d'imprimer mes travaux à la régie de l'école, à la pause de midi, au lieu de courir en ville. Et là c'est le drame bis, l'imprimante de l'école, malgré tout le bien qu'en disent les profs, donnent des couleurs à vomir, le jaune est verdâtre, le rose vaguement mauvasse, l'orange un peu caca d'oie... Pas le temps d'aller imprimer ailleurs, j'explique le problème à la prof qui a heureusement la bonté de regarder les fichiers pour vérifier que non, je n'avais pas choisi du vert merdeux à la place du jaune.
Nous apprenons avec joie qu'un prof qu'on devait avoir tout l'aprèm le lendemain est absent, et nous n'avions pas cours le matin. Ô joie, je me dis, la semaine de l'angoisse est finie, première bonne nouvelle ! Je vais dormir 20h d'affilée ! Pour se remettre de ces 4 jours d'enfer, on va boire une bière avec les copains en sortant de cours, c'est merveilleux...

Poisse du vendredi :
Je me décide après m'être levée à 15h de faire du rangement du ménage etc, ça devient urgent. Et là c'est le drame... Un : le tuyau de l'aspirateur est bouché, même après une heure à s'énerver dessus. Et deux : j'ai marché sur mes lunettes toutes neuves, qui n'ont pas cassé, mais présentent actuellement un aspect intéressant quant à l'angle formé entre la branche de droite et les verres.

On est samedi, il n'est encore rien arrivé, je trouve ça louche, et on a encore dimanche aussi...

5 commentaires:

Camille a dit…

à la lecture de tes mésaventures, ma première idée fut de te faire un bisou pour te consoler, mais soudain un doute m'étreignit, et depuis je ne peux m'empêcher de me demander " et si c'était contagieux ?.."

Flo a dit…

ah oui là vraiment je conseil un désenvoûtement radical. Tu dois dormir nue dans du sang de poulet transgénique toute une nuit de pleine lune avec un bonnet phrigien sur la tête tout en chantant "la vie en rose".
Bon j'avoue c'est pas facile de chanter en dormant mais tu admettras qu'on ne toblige pas à dormir dehors. Par ce temps c'est une chance !

Mr.Brandon a dit…

*range sa poupée bardée d'aiguilles*

Oh que je compatis gentille Clémence. Crois moi, je connais ce genre de mésaventures. Tu as plusieurs choix à présent:
-devenir folle et élever des serpents.
-t'exiler au Tibet.
-mourir (mais ça fait un peu mal).
-ou bien arrêter de nous mentir et admettre que la Belgique est le Paradis sur terre, et que tout ceci n'était qu'un cauchemar. La foule namurienne en liesse t'a portée en triomphe jusqu'à l'école, ton affiche intacte. Sexy François t'a fait l'amour dans la salle informatique. Et enfin, dans le tuyau bouché de l'aspirateur, tu as découvert une douzaine de Louis d'or.

Voila voila. Tu as bien failli nous avoir, avec tes faribolles abracadabrantesques. Coquine.

Gabrielle a dit…

A part faire l'hermite tout le week-end, en refusant de parler à qui que ce soit et sans sortir du lit pour autre chose que les trucs vraiment utiles... jen e vois pas de remède. Bon courage.

Luminator a dit…

Une seule solution: la manifest... Euh non je confond. L'épuration par le feu voulais je dire. Ce fut un plaisir de te connaitre. Renseignes toi vite dans ton botin pour connaitre l'adresse du crématorium le plus proche de chez toi.